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Les assistants des freelances ont souvent 4 pattes

J’ai 8 pattes et c’est la deuxième fois que le Centre hospitalier vétérinaire Frégis à Arcueil m’en sauve 4.

Vous l’aurez compris, j’ai deux assistants, un chat et un chien.

Grouille ! La maîtresse est charette !

Grouille ! La maîtresse est charette !

Le chat s’occupe de l’administratif.

Pfft..Tu te bouges ?

Pfft..Tu te bouges ?

Le chien m’aide à garder la ligne.


Il y a 6 ans, Frégis sauvait mon jeune chien, Ursus, atteint de méningite auto-immune grâce à un protocole expérimental de chimio et de corticothérapie. Cela a tellement bien marché qu’Ursus n’a pas eu  besoin de médicaments à vie et n’a pas eu de rechute.

La semaine dernière, mon fidèle chat de 15 ans, Astro, a été hospitalisé d’urgence. En autres soucis, mon chat boulimique (Garfield est son guide spirituel…) ne mangeait plus. Je vous épargne les détails. Impossible d’avoir un diagnostic définitif et certain sans prendre des biopsies. Je ne voulais pas lui faire subir cela.

J’étais claire : pas d’acharnement médical, la qualité de vie prime. Les vétos tempéraient : “on n’y est pas encore, il ne souffre pas, il est alerte, donnez lui 48 heures, et après on avise.”

Les 48 heures se sont transformées en 96 pénibles, longues, angoissantes heures, mon estomac réagissant à ces montagnes russes émotives au gré des nouvelles.

Et puis, hier, 13 h, le téléphone sonne, avec  le Dr Alexandra Gabriel (NDLR : adorable !) dithyrambique et la voix émue : Astro a mangé tout seul, et pas qu’un petit peu !

Je l’ai ramené ce matin, il inspecte la maison (ouaip, ça va, la patronne a fait le ménage), vérifie son stock alimentaire, Ursus lui fait la fête (normal, c’est Astro qui l’a élevé !), je m’assieds sur le fauteuil, Astro vient se mettre en boule sur mes genoux en ronronnant et s’endort avec un paisible soupir.

Un grand merci à l’équipe de Frégis qui manie avec habileté excellence médicale,
compassion envers les animaux et empathie envers leurs bipèdes.

Posted 2 months, 2 weeks ago.

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Comment rester zen quand on s’est foutu une balle dans le pied ?

Crise d’auto-flagellation : je m’en veux.

Vendredi dernier, j’ai fait ce que je ne fais jamais, et que je conseille fortement à d’autres d’éviter :

dévier du niveau de service qui définit sa marque et son positionnement
(le b a ba des 3 p du marketing)
pour coller aux souhaits et au budget d’un nouveau client.

Mes tarifs sont élevés. Et pour cause. Je me positionne résolument sur le haut de gamme d’adaptations rédactionnelles pour publication et mon tarif  “tout compris” inclut une révision bilingue par un(e) professionnel(le) tiers, l’évaluation des éventuels changements proposés, et une relecture finale après mise en page (ou mise en ligne, c’est selon) par mes soins.

Bref, du sur mesure, sans couture, prêt à l’emploi, et signé.

Ce nouveau prospect m’avait contactée sur recommandation et m’était fort sympathique au téléphone.  En plus, le sujet du pavé à traduire me tenait à coeur. Nous avons joué cartes sur table. Il ne visait pas une Lamborghini, une Lancia ferait l’affaire, son budget évoquait plutôt une Fiat Bravo, mais mon emploi du temps serait le sien.

Résultat des courses – fatigue et sympathie aidant – j’ai ajusté mon niveau de prestations à son budget, le prospect est devenu client, et je me retrouve, reposée après un jour de congé ce week-end, avec une épine dans le pied. Je ne sais pas ne pas passer un temps fou à peaufiner un texte et suis allergique à renvoyer un document à un client sans qu’il soit visé par une autre paire d’yeux !

Ah oui ! J’oubliais de mentionner que le texte est écrit en anglais, par un non-natif de la langue; le traduire en français relève en partie d’un travail de décodage chronophage. C’est la cerise sur le gâteau.

Et pourtant, il va bien falloir que je surmonte obstacles linguistiques et réflexes de perfectionniste, sinon les honoraires rapportés à un tarif horaire n’atteindront pas le SMIC (m’ouais, c’est mal barré).

Confrères, consoeurs ! Ne déviez pas de votre méthode de travail et de votre positionnement ! Vous les avez établis en bonne connaissance de cause, c’est ce qui vous fait sortir du lot.

Et, cher nouveau client, si vous me lisez, “can we talk?”.  Je me suis engagée sur ce projet et je ne vous décevrai pas, il en va de ma réputation. Pour les travaux à venir dont j’ai connaissance, pourrions-nous revisiter ces fondamentaux ensemble ?

Je sens que je vais faire du sport...

Je sens que je vais faire du sport...

(Pour le côté zen, c’est facile – cinq minutes d’auto-remontage de bretelles dans les règles de l’art suivies d’un sprint autour du quartier avec le chien. Vous n’avez pas de chien ? Un bon ménage de printemps énergique devrait faire l’affaire….)

Posted 3 months ago.

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Quel délai entre la prise de contact et la signature du projet ?

L’imprévisibilité du plan de charge est l’un des grands défis que confrontent les freelances qui travaillent en direct, sans quel qu’intermédiaire soit-il, avec leurs clients.

Ca prend combien de temps de signer un projet ?

C’est une des questions que me posent souvent des collègues qui envisagent de faire évoluer leur activité d’une clientèle intermédiaire (qui leur sous-traite les projets pour un donneur d’ordre final) à une clientèle directe.

La réponse ?

Il n’y a pas de réponse : cela peut se faire très vite, ou cela peut prendre des années.

Dans mon ancienne vie de directrice du développement européen d’un cabinet international d’architecture d’entreprise, j’avais dans ma ligne de mire deux grandes entreprises américaines que je voulais absolument ferrer comme clientes pour ma boîte (c’était un peu un défi, aucun des bureaux de cette société n’avait réussi à les gagner en plus de 10 ans d’efforts). Cela a pris 3 ans pour l’une et 4 ans pour l’autre, mais nous avons signé des projets d’envergure.

129 jours

Quatre mois et demi. Voilà le délai entre le premier contact et la signature du projet que je suis en train de réaliser. Le gagner ne fut pas un long fleuve tranquille.

4 décembre 2009 à fin janvier 2010 : prise de contact, échanges de nombreux courriels, découverte du client, et démarche pédagogique.

Mi-février 2010 : changement d’interlocuteur pour la demande de devis, la prise de brief détaillé, l’optimisation de la mise en forme du document source pour maîtriser les coûts. Le projet est pile dans mon coeur de métier, je souhaite vivement le gagner, et je serre mon devis, offrant en prime la relecture finale après mise en page comme geste commercial.

Tous les signaux sont verts, je suis sûre de mon coup, cela fait des mois que l’on échange, on se comprend, la dynamique est agréable.

Rien n’est certain avant la signature !

Catastrophe.

LeilaLe nouvel interlocuteur refuse mon devis, optant pour celui de l’agence de traduction, qu’il avait aussi contactée.

L’agence propose un tarif presque moitié moins cher et une livraison plus rapide.

Nous continuons à échanger, je le mets en garde. Très vite et pas cher vu, le projet, c’est une recette à risque. Il comprend, mais il est confiant et le budget prime.

J’ai le moral dans les chaussettes : que de temps investi pour se retrouver les mains vides.

Je peste.

Rebondissement

Comme je le soulignais ici, un projet perdu n’est pas toujours perdu à vie.

Fin mars 2010, nouvel email de mon feu donneur d’ordre : le travail de l’agence n’est pas bon, pourrais-je en faire un audit et proposer ma version d’un échantillon qu’il aura choisi ?

Mon gaillard prend ses précautions maintenant, et je le comprends !  Et je le félicite d’être revenu vers moi en toute franchise et toute simplicité. La preuve que, pour ce client, la qualité prime, il en va de leur image de marque.

C’est l’occasion de prouver le discours que je leur tiens depuis décembre ! Je réalise l’audit et lui envoie. Quelques minutes plus tard, la réponse tombe sans appel :

Nous travaillons ensemble, nous aurions dû depuis le départ.

Beaucoup de temps et d’énergie investis, mais j’ai gagné le respect et la confiance d’un client qui a compris le schmilblick.

Take away :

Ayez de la suite dans les idées, ne changez pas votre discours en cours de route, et apprenez la patience !

Posted 4 months, 2 weeks ago.

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Comment valoriser son expérience quand on n’en a pas beaucoup ?

Le mois dernier, Sophie Dinh nous offrait son retour d’expérience après avoir préparé une proposition en suivant les tutos que j’avais publiés.

Sophie précisait :

La partie compétences m’a posé plus de problèmes. Pas facile de dire simplement : je suis douée, j’ai les capacités requises. J’ai souligné les défauts (style, syntaxe, cohérence, etc.) de la publication actuelle, en signalant simplement que ce sont des erreurs que je ne commets pas. Mon problème est que je n’ai pas des masses de références à montrer. Et que j’ai du mal à me mettre en avant. Perso, j’aimerais bien voir ce point plus détaillé, avec des exemples (Patricia, si tu me lis…).

Bon, je m’y colle… Continue Reading…

Posted 4 months, 3 weeks ago.

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Conception-rédaction en langue étrangère : anticipez l’inquiétude du client

Gagner la confiance de son client est le socle de toute relation professionnelle réussie.

Lorsque celui-ci ne pratique pas la langue dans laquelle il vous demande un rendu écrit, cela peut être source d’inquiétude puisqu’il doit pouvoir justifier son choix de prestataire.

Quand le projet est une traduction, le client peut au moins s’appuyer sur le document en langue source pour essayer d’apprécier votre travail. Typiquement, en cas de doute, il fera appel à une connaissance capable de lire votre texte pour se rassurer. Et parfois, cela laisse la porte ouverte à des situations plutôt cocasses où la réponse pédagogique du prestataire fait toute la différence.

La perception de l'autre est imprévisible

La perception de l'autre est imprévisible

Quelles précautions prendre, en revanche, lorsque votre client monolingue fait appel à vous pour un projet rédactionnel (copywriting) dans une langue qui lui est étrangère ?

Comment gagner sa confiance ? Comment le rassurer ? Comment vous protéger vous-même en cas de lecture de contrôle par des tiers qui n’étaient pas présents lors de la prise du brief client détaillé ?

Après tout, le texte que vous avez conçu et rédigé de toutes pièces peut plaire à Dupont, mais pas à Durand, tout est affaire de style, de goût : cela ne se discute pas, mais cela peut se gérer. Continue Reading…

Posted 5 months, 1 week ago.

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5 idées pour booster votre élan marketing

Les meilleurs commerciaux en sont conscients : il y a des jours ‘avec’ et des jours ’sans’.

Si vous vous êtes réveillés ce beau premier lundi du printemps en panne d’inspiration ou en manque des biorythmes optimaux pour aller au-devant de prospects, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul(e).

Perso, j’émerge tout juste d’une grippe carabinée qui m’a clouée au lit depuis 3 jours et mon neurone de ‘marketeuse’ ne se sent pas terriblement dynamique.

5 idées pour renouer avec une dynamique positive et booster votre créativité prospectrice

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Posted 5 months, 2 weeks ago.

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Retour d’expérience : Rédiger une proposition, 6 pistes pour réussir

Une fidèle  lectrice de ce blog, Sophie Dinh, nous avait promis un retour d’expérience après avoir mis en application, pour la première fois, les quelques conseils proposés ici et .

J’ai proposé à Sophie, traductrice de l’anglais et de l’espagnol vers le français branchée informatique et santé, l’espace d’un billet d’auteur invité.

Parole à Sophie ! Et un grand merci à elle.


Enchaînement parfait. D’abord, je lis avec grand intérêt les deux billets de Patricia sur l’art d’élaborer une proposition efficace. Quelques jours plus tard, juste le temps d’assimiler, je décide de répondre à une annonce recherchant un traducteur. Continue Reading…

Posted 5 months, 3 weeks ago.

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Client bloopers: Translator, you sent me the wrong file!

Many of you know Mox’s Blog and his acerbic take on the translation profession (if you don’t, stop whatever you are doing and head on over there). Mox is always looking for subject matter on which to base his hilarious cartoons. This is my contribution to the sometimes-absurd exchanges professional translators have with (monolingual) clients.

Some time last year, a client – we’ll name him Monsieur M. to protect his good name – asked me to translate a press release from French into US English.  This communiqué announced a major event for his young company and was written in a very ‘markety’, trendy and catchy style.

As is often the case, a close-to-the-source-text translation would fall flat. Also, and readers, you know this: a press release for the US market is structured quite differently from a French communiqué.

So I revamped the document to make it fit-for-purpose. Adapted the style and mode of communication (French is a high context language and culture, American a low context one). Rreplaced French popular culture references with American ones. Polished up the text and sent it off to Monsieur M.

An hour later, the phone rings.

Monsieur M.: Patricia, you’ve sent me the wrong file. This is not the translation I asked for.

Me: Pardon? [panic attack sets in] Hang on; let me look into this …. [Double-check sent email and attached file]. Si, si! It’s the right file [provide file name], are you sure you opened the right document?

Monsieur M.: I am sure you sent me the wrong file. My communiqué had 4 paragraphs and 24 lines. This file has 5 paragraphs, but only 17 lines. And everyone knows a good translation respects the source file’s layout and appearance. This thing does not look anything like my communiqué.

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Posted 5 months, 4 weeks ago.

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Comment rédiger une proposition : 6 pistes pour réussir (II)

Avec le billet “Comment rédiger une proposition (I)”, nous en étions restés au point 3, la fine découpe du projet.  Les trois dernières pistes sont l’approche tiroirs, comment border une proposition et soigner sa présentation.

4. L’approche tiroirs

Une proposition à tiroirs s’avère particulièrement utile pour engager un dialogue avec votre client ou prospect.

J’insiste – si, si ! - sur l’importance de provoquer, faciliter, alimenter et maintenir le dialogue : à la clé, la construction d’une relation à long terme et la possibilité d’être consulté à l’avenir, que votre proposition actuelle soit acceptée ou non.

Une proposition à tiroirs est un peu comme les bibliothèques de la série Bonde d’Ikea (qui trône d’ailleurs dans mon bureau, version avec tiroirs, mais sans portes), c’est à dire que le client peut choisir les composantes de vos prestations comme il le désire. 

Il sait d’avance ce que vous pouvez lui apporter et calculer le budget requis.

C’est transparent, lisible et sans mauvaise surprise.

Et c’est grâce à votre fine découpe du projet que vous bâtissez votre proposition à tiroirs.

  • La structure de base de la bibliothèque Bonde équivaut à votre réponse stricto-sensu au brief client et son coût, c’est-à-dire le minimum requis.
  • Les tiroirs représentent les options auxquelles votre client n’a pas forcément pensé, pour diverses raisons, tells que :
    - parce que sa focalisation sur une problématique (regard micro) entrave une perspective globale (regard macro)
    - parce qu’il ne connaît pas la gamme de vos compétences et de celle de votre équipe/réseau (c’est l’occasion de travailler votre marketing)
    - parce qu’il est dans un raisonnement court terme alors qu’une approche moyen ou long terme pourrait mieux servir ses intérêts
  • Les tiroirs sont une force de proposition qui différencie votre offre des autres et vous positionne résolument dans votre rôle de conseil impliqué dans la problématique du client.
  • Les options-tiroirs que vous proposez sont naturellement à forte valeur ajoutée, et en sus du prix de base.

Si vous ne parvenez pas à identifier au moins un ou deux tiroirs à proposer en option, vous avez été un peu vite en besogne sur le point 1 (réfléchir à la demande du client).

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Posted 6 months ago.

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Comment rédiger une proposition: 6 pistes pour réussir (I)

Dans le précédent billet, j’évoquais quelques différences fondamentales entre un devis et une proposition. Comme promis, voici le premier de deux billets qui suggèrent quelques pistes pour bâtir une proposition qui retient l’attention du client.

1. Montrez-lui que vous avez compris sa demande — et que vous avez réfléchi un peu plus loin

Avant de vous lancer dans la rédaction, réfléchissez. Même les briefs les plus détaillés méritent questionnement. Validez la problématique en impliquant le prospect, ce qui vous positionne d’emblée dans votre rôle de conseil et met en valeur votre capacité d’analyse.

  • La première partie de votre proposition résume votre compréhension de sa demande, de ses objectifs, des livrables le cas échéant attendus. Si possible, pointez du doigt le contexte du projet et l’intérêt d’un cadre un peu plus élargi.
    Exemple : la demande porte sur la rédaction ou la traduction d’un site Internet en une langue. Le contexte pourrait évoquer l’internationalisation de la société et les enjeux de se faire connaître dans ce marché cible. Le cadre de la mission élargie pourrait suggérer un travail de référencement naturel, en sus de la rédaction ou la traduction.
    Allez-y soft !
  • Reformulez les contraintes dont vous a fait part votre prospect. Votre démarche et votre ton demeurent positivants : vous êtes sa solution, pas la personne qui lui rappelle qu’il a de sacrés problèmes !
  • Continue Reading…

Posted 6 months ago.

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