You are currently browsing the Posts in French category.
Many of you know Mox’s Blog and his acerbic take on the translation profession (if you don’t, stop whatever you are doing and head on over there). Mox is always looking for subject matter on which to base his hilarious cartoons. This is my contribution to the sometimes-absurd exchanges professional translators have with (monolingual) clients.
Some time last year, a client – we’ll name him Monsieur M. to protect his good name – asked me to translate a press release from French into US English. This communiqué announced a major event for his young company and was written in a very ‘markety’, trendy and catchy style.
As is often the case, a close-to-the-source-text translation would fall flat. Also, and readers, you know this: a press release for the US market is structured quite differently from a French communiqué.
So I revamped the document to make it fit-for-purpose. Adapted the style and mode of communication (French is a high context language and culture, American a low context one). Rreplaced French popular culture references with American ones. Polished up the text and sent it off to Monsieur M.
An hour later, the phone rings.
Monsieur M.: Patricia, you’ve sent me the wrong file. This is not the translation I asked for.
Me: Pardon? [panic attack sets in] Hang on; let me look into this …. [Double-check sent email and attached file]. Si, si! It’s the right file [provide file name], are you sure you opened the right document?
Monsieur M.: I am sure you sent me the wrong file. My communiqué had 4 paragraphs and 24 lines. This file has 5 paragraphs, but only 17 lines. And everyone knows a good translation respects the source file’s layout and appearance. This thing does not look anything like my communiqué.

Posted 2 days, 14 hours ago. 2 comments
Avec le billet “Comment rédiger une proposition (I)”, nous en étions restés au point 3, la fine découpe du projet. Les trois dernières pistes sont l’approche tiroirs, comment border une proposition et soigner sa présentation.
4. L’approche tiroirs
Une proposition à tiroirs s’avère particulièrement utile pour engager un dialogue avec votre client ou prospect.
J’insiste – si, si ! - sur l’importance de provoquer, faciliter, alimenter et maintenir le dialogue : à la clé, la construction d’une relation à long terme et la possibilité d’être consulté à l’avenir, que votre proposition actuelle soit acceptée ou non.
Une proposition à tiroirs est un peu comme les bibliothèques de la série Bonde d’Ikea (qui trône d’ailleurs dans mon bureau, version avec tiroirs, mais sans portes), c’est à dire que le client peut choisir les composantes de vos prestations comme il le désire. 
Il sait d’avance ce que vous pouvez lui apporter et calculer le budget requis.
C’est transparent, lisible et sans mauvaise surprise.
Et c’est grâce à votre fine découpe du projet que vous bâtissez votre proposition à tiroirs.
- La structure de base de la bibliothèque Bonde équivaut à votre réponse stricto-sensu au brief client et son coût, c’est-à-dire le minimum requis.
- Les tiroirs représentent les options auxquelles votre client n’a pas forcément pensé, pour diverses raisons, tells que :
- parce que sa focalisation sur une problématique (regard micro) entrave une perspective globale (regard macro)
- parce qu’il ne connaît pas la gamme de vos compétences et de celle de votre équipe/réseau (c’est l’occasion de travailler votre marketing)
- parce qu’il est dans un raisonnement court terme alors qu’une approche moyen ou long terme pourrait mieux servir ses intérêts
- Les tiroirs sont une force de proposition qui différencie votre offre des autres et vous positionne résolument dans votre rôle de conseil impliqué dans la problématique du client.
- Les options-tiroirs que vous proposez sont naturellement à forte valeur ajoutée, et en sus du prix de base.
Si vous ne parvenez pas à identifier au moins un ou deux tiroirs à proposer en option, vous avez été un peu vite en besogne sur le point 1 (réfléchir à la demande du client).
Continue Reading…
Dans le précédent billet, j’évoquais quelques différences fondamentales entre un devis et une proposition. Comme promis, voici le premier de deux billets qui suggèrent quelques pistes pour bâtir une proposition qui retient l’attention du client.

1. Montrez-lui que vous avez compris sa demande — et que vous avez réfléchi un peu plus loin
Avant de vous lancer dans la rédaction, réfléchissez. Même les briefs les plus détaillés méritent questionnement. Validez la problématique en impliquant le prospect, ce qui vous positionne d’emblée dans votre rôle de conseil et met en valeur votre capacité d’analyse.
- La première partie de votre proposition résume votre compréhension de sa demande, de ses objectifs, des livrables le cas échéant attendus. Si possible, pointez du doigt le contexte du projet et l’intérêt d’un cadre un peu plus élargi.
Exemple : la demande porte sur la rédaction ou la traduction d’un site Internet en une langue. Le contexte pourrait évoquer l’internationalisation de la société et les enjeux de se faire connaître dans ce marché cible. Le cadre de la mission élargie pourrait suggérer un travail de référencement naturel, en sus de la rédaction ou la traduction.
Allez-y soft !
- Reformulez les contraintes dont vous a fait part votre prospect. Votre démarche et votre ton demeurent positivants : vous êtes sa solution, pas la personne qui lui rappelle qu’il a de sacrés problèmes !
Continue Reading…
Posted 1 week, 3 days ago. 2 comments
Si devis et proposition visent à décrire un travail à réaliser et en définir son prix et ses délais, quelles sont donc leurs différences ?
Retour aux sources
Devis vient du latin “devisare”, autrement dit, répartir.
Ses synonymes incluent, par exemple, aperçu, appréciation approximation, calcul, détermination, estimation, évaluation, et mesure.
La notion d’unité de compte est inhérente à un devis.
Proposition, en revanche, vient de “propositio”, l’action de placer devant. Une proposition est donc, inter alia, une énonciation ou une suggestion qui peut exposer, stipuler, verbaliser, préconiser, recommander, renseigner, ou guider.
Il n’y a pas de proposition possible sans dialogue avec le demandeur.
Vous l’aurez tout de suite compris.
Une demande de devis se focalise sur le prix.
Une demande de proposition est un appel à une solution.
J’ajouterais qu’un devis, typiquement, présente un prix par rapport à un volume à délivrer, ce qui, psychologiquement sinon en fait, évoque une marchandise. Continue Reading…
Posted 2 weeks, 2 days ago. 3 comments
Il était une fois un texte qui partait à l’impression.
Son auteur avait passé des semaines à le peaufiner, agonisant sur le choix de mots clés et sondant divers relecteurs externes sur l’équilibre du texte et l’impression qu’il laissait à ses lecteurs.
Puis, le texte est a été confié à un traducteur pour que celui-ci fasse un miracle : lui concevoir son jumeau en anglais (ou toute autre langue, peu importe pour ce conte).
Le traducteur passa des jours et des nuits — mais sans avoir autant de loisir que l’auteur d’origine, bien sûr — pour pondre de toutes pièces un nouveau texte capable d’accomplir avec brio, pour un autre auditoire, ce que la prose française se targuait de faire pour son lectorat local. Continue Reading…
Posted 3 weeks, 6 days ago. Add a comment
L’e-réputation. Un des termes les plus à la mode en ce moment, et un sujet somme toute complexe. D’ailleurs, j’en ai déjà parlé sur ce blog dans un long billet en anglais à l’automne dernier.
Enfonçons le clou : j’ai adoré le proverbe proposé par Frédéric Bascunana sur le blog de Joël Chaudy :
L’e-Réputation est aux entreprises ce qu’un lumbago peut représenter pour une danseuse étoile la veille d’un ballet.
Continue Reading…
Posted 1 month, 1 week ago. 6 comments
Acheteurs de traductions, méfiez-vous des annonces alléchantes.
Babylon lance un service de traduction humaine et la lecture de leur FAQ est édifiante. Vous me pardonnerez de ne pas inclure le lien hypertexte, mais je ne vais pas leur faire une fleur.
Le système qui permet la réalisation de ce service est une mise au point innovante de Babylon : mettre en contact des traducteurs professionnels aussi bien que des amateurs et ceux qui ont besoin de services de traduction et gérer la communication et l’échange d’informations entre eux en prenant en compte le décalage horaire, l’urgence de la tache et le tarif le moins cher.
Source : Mobifrance
La lecture attentive de leur FAQ (disponible qu’en anglais) fait ressortir un certain nombre de points inquiétants, tant pour le donneur d’ordre que pour le prestataire. Quelques exemples suffisent :
- Babylon applique un coefficient multiplicateur entre 70 et 100%, suivant le crédit de mots achetés.
Le client est facturé entre 0,16 cents US (soit 0,1139 centimes d’euro au taux de change du jour) et 0,136 cents US (soit 0,096 centimes d’euro) et le traducteur (professionnel ou amateur, traduction spécialisée ou non, pour information ou publication – peu importe!) est payé 0,08 cents US (soit 0,059 centimes d’euro)
Babylone apporte-t-il une valeur ajoutée à la traduction ? Non. La marge, c’est du beurre, récompense de la mise en relation.
- Babylon règle les honoraires des traducteurs par Paypal ou Moneybookers.
Les frais associés sont à la charge des traducteurs. Faites le calcul…
- La responsabilité pour la perte éventuelle de données incombe entièrement au traducteur.
Dois-je vous dresser la liste de tous les risques informatiques possibles et des difficultés, dans de telles relations tripartites purement virtuelles, de redresser le tir ?
- Ni la FAQ ni les conditions générales ne font référence à la TVA ou tout autre impôt ou taxe.
En effet, c’est très ennuyeux d’avoir à se préoccuper de questions fiscales.
Un traducteur humain professionnel travaillant légalement ne s’y risquerait pas !
Il n’est pas étonnant alors que l’article 6.1 des conditions générales précise, et je cite par copié-collé, majuscules et fautes de grammaire incluses :
NEITHER BABYLON NOR THE HUMAN TRANSLATORS ASSUMES NO LIABILITY OR RESPONSIBILITY FOR ERRORS, OMISSIONS OR AMBIGUITIES IN THE TRANSLATED TEXT.
Autrement dit, chers clients, et en bon français, si la traduction est une daube truffée d’erreurs, c’est pour votre pomme.
L’offre a-t-elle toujours l’air aussi alléchante ?
Posted 1 month, 1 week ago. 2 comments
J’annonce la couleur : habituellement, les tests gratuits et moi, ça fait mille, ce n’est pas la meilleure utilisation de mon temps.
Mais….de temps en temps… le projet annoncé titille…. surtout quand cela touche à du rédactionnel créatif qui nécessite des connaissances interculturelles solides pour choisir les valeurs de la culture cible capables de vendre le produit tout en restant fidèle aux valeurs (étrangères) de la marque.
A ce sujet, je vous conseille, inter alia, l’excellent livre de Marieke de Mooij’s
Global Marketing & Advertising: Understanding Cultural Paradoxes”.
J’ai été contactée pour un projet de longue haleine d’adaptation marketing et publicitaire fort intéressant.
Plutôt que de répondre par écrit au courriel qui me fut envoyé, j’ai pris mon téléphone pour en savoir plus. Conversation sympathique, professionnelle, intéressante… Où l’ultime sujet fut : « on exige un test ». Gratuit, bien sûr.
Pause.
J’explique ma position (un plombier accepterait-il de réparer mon robinet qui fuit à l’oeil pour me démontrer ses aptitudes ? Un avocat rédigerait-il un court avenant à mon testament pour illustrer ses compétences ?) et propose à mon interlocuteur de m’envoyer le test, j’aviserai. Continue Reading…
Posted 1 month, 3 weeks ago. 24 comments
L’action de l’UNAPL, soutenue par ses membres dont la SFT, a porté ses fruits. Le Conseil constitutionnel s’est opposé au régime particulier de la CET et a rétabli l’équité fiscale.
Lire le communiqué de l’UNAPL
Vous avez bien réveilloné ? Le premier café de l’année commence à faire son effet ? Alors allez jeter un oeil sur Le bêtisier des traductions françaises – réveil dans le fou rire assuré.
L’occasion aussi pour les acheteurs de traduction de prendre de bonnes résolutions pour 2010 (les traductions lamentables font rire, mais ne rehaussent pas l’image de marque des entreprises…) et pour les traducteurs professionnels de prendre leur courage à deux mains et de redoubler d’efforts de pédagogie client.
Posted 2 months, 1 week ago. Add a comment