by Patricia
Il était une fois un texte qui partait à l’impression.
Son auteur avait passé des semaines à le peaufiner, agonisant sur le choix de mots clés et sondant divers relecteurs externes sur l’équilibre du texte et l’impression qu’il laissait à ses lecteurs.
Puis, le texte est a été confié à un traducteur pour que celui-ci fasse un miracle : lui concevoir son jumeau en anglais (ou toute autre langue, peu importe pour ce conte).
Le traducteur passa des jours et des nuits — mais sans avoir autant de loisir que l’auteur d’origine, bien sûr — pour pondre de toutes pièces un nouveau texte capable d’accomplir avec brio, pour un autre auditoire, ce que la prose française se targuait de faire pour son lectorat local. Continue Reading…
Posted 3 weeks, 6 days ago at 12:14 pm. Add a comment
by Patricia
L’e-réputation. Un des termes les plus à la mode en ce moment, et un sujet somme toute complexe. D’ailleurs, j’en ai déjà parlé sur ce blog dans un long billet en anglais à l’automne dernier.
Enfonçons le clou : j’ai adoré le proverbe proposé par Frédéric Bascunana sur le blog de Joël Chaudy :
L’e-Réputation est aux entreprises ce qu’un lumbago peut représenter pour une danseuse étoile la veille d’un ballet.
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Posted 1 month, 1 week ago at 12:49 pm. 6 comments
by Patricia
Acheteurs de traductions, méfiez-vous des annonces alléchantes.
Babylon lance un service de traduction humaine et la lecture de leur FAQ est édifiante. Vous me pardonnerez de ne pas inclure le lien hypertexte, mais je ne vais pas leur faire une fleur.
Le système qui permet la réalisation de ce service est une mise au point innovante de Babylon : mettre en contact des traducteurs professionnels aussi bien que des amateurs et ceux qui ont besoin de services de traduction et gérer la communication et l’échange d’informations entre eux en prenant en compte le décalage horaire, l’urgence de la tache et le tarif le moins cher.
Source : Mobifrance
La lecture attentive de leur FAQ (disponible qu’en anglais) fait ressortir un certain nombre de points inquiétants, tant pour le donneur d’ordre que pour le prestataire. Quelques exemples suffisent :
- Babylon applique un coefficient multiplicateur entre 70 et 100%, suivant le crédit de mots achetés.
Le client est facturé entre 0,16 cents US (soit 0,1139 centimes d’euro au taux de change du jour) et 0,136 cents US (soit 0,096 centimes d’euro) et le traducteur (professionnel ou amateur, traduction spécialisée ou non, pour information ou publication – peu importe!) est payé 0,08 cents US (soit 0,059 centimes d’euro)
Babylone apporte-t-il une valeur ajoutée à la traduction ? Non. La marge, c’est du beurre, récompense de la mise en relation.
- Babylon règle les honoraires des traducteurs par Paypal ou Moneybookers.
Les frais associés sont à la charge des traducteurs. Faites le calcul…
- La responsabilité pour la perte éventuelle de données incombe entièrement au traducteur.
Dois-je vous dresser la liste de tous les risques informatiques possibles et des difficultés, dans de telles relations tripartites purement virtuelles, de redresser le tir ?
- Ni la FAQ ni les conditions générales ne font référence à la TVA ou tout autre impôt ou taxe.
En effet, c’est très ennuyeux d’avoir à se préoccuper de questions fiscales.
Un traducteur humain professionnel travaillant légalement ne s’y risquerait pas !
Il n’est pas étonnant alors que l’article 6.1 des conditions générales précise, et je cite par copié-collé, majuscules et fautes de grammaire incluses :
NEITHER BABYLON NOR THE HUMAN TRANSLATORS ASSUMES NO LIABILITY OR RESPONSIBILITY FOR ERRORS, OMISSIONS OR AMBIGUITIES IN THE TRANSLATED TEXT.
Autrement dit, chers clients, et en bon français, si la traduction est une daube truffée d’erreurs, c’est pour votre pomme.
L’offre a-t-elle toujours l’air aussi alléchante ?
Posted 1 month, 1 week ago at 12:04 pm. 2 comments
by Patricia
Ce billet n’est pas en contradiction avec celui où j’argumente qu’un client qui se tourne vers vous a un problème et que c’est à vous, professionnel à la démarche client proactive, de l’aider à le résoudre.
Parfois, lui dire « non » s’inscrit à 100% dans l’obligation de conseil que vous avez envers lui. Et parfois, dire “non ” évite à une réputation (ou une relation client) durement gagnée d’être écornée suite à un projet qui n’est pas tout à fait à la hauteur de vos prestations habituelles. Continue Reading…
Posted 4 months, 1 week ago at 12:49 pm. 2 comments