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Many of you know Mox’s Blog and his acerbic take on the translation profession (if you don’t, stop whatever you are doing and head on over there). Mox is always looking for subject matter on which to base his hilarious cartoons. This is my contribution to the sometimes-absurd exchanges professional translators have with (monolingual) clients.
Some time last year, a client – we’ll name him Monsieur M. to protect his good name – asked me to translate a press release from French into US English. This communiqué announced a major event for his young company and was written in a very ‘markety’, trendy and catchy style.
As is often the case, a close-to-the-source-text translation would fall flat. Also, and readers, you know this: a press release for the US market is structured quite differently from a French communiqué.
So I revamped the document to make it fit-for-purpose. Adapted the style and mode of communication (French is a high context language and culture, American a low context one). Rreplaced French popular culture references with American ones. Polished up the text and sent it off to Monsieur M.
An hour later, the phone rings.
Monsieur M.: Patricia, you’ve sent me the wrong file. This is not the translation I asked for.
Me: Pardon? [panic attack sets in] Hang on; let me look into this …. [Double-check sent email and attached file]. Si, si! It’s the right file [provide file name], are you sure you opened the right document?
Monsieur M.: I am sure you sent me the wrong file. My communiqué had 4 paragraphs and 24 lines. This file has 5 paragraphs, but only 17 lines. And everyone knows a good translation respects the source file’s layout and appearance. This thing does not look anything like my communiqué.

Posted 1 day, 20 hours ago. 2 comments
Il était une fois un texte qui partait à l’impression.
Son auteur avait passé des semaines à le peaufiner, agonisant sur le choix de mots clés et sondant divers relecteurs externes sur l’équilibre du texte et l’impression qu’il laissait à ses lecteurs.
Puis, le texte est a été confié à un traducteur pour que celui-ci fasse un miracle : lui concevoir son jumeau en anglais (ou toute autre langue, peu importe pour ce conte).
Le traducteur passa des jours et des nuits — mais sans avoir autant de loisir que l’auteur d’origine, bien sûr — pour pondre de toutes pièces un nouveau texte capable d’accomplir avec brio, pour un autre auditoire, ce que la prose française se targuait de faire pour son lectorat local. Continue Reading…
Posted 3 weeks, 5 days ago. Add a comment
When starting to practice yoga, breathing properly is hard to learn. You have to be aware of each inspiration, each expiration and whether you are practicing diaphragmic, clavicular or complete yogic breathing.
As you master increasingly difficult positions, proper breathing becomes automatic: you are no longer consciously engaged in leading your body’s inspiration-expiration dance.
Writing workshop
Ros Schwartz and Chris Durban’s writing workshop for translators, Style Matters I, held in Paris February 5th, was an immersion in writing translations for publication.
It offered valuable advice and techniques for those wishing to hone their craft and invited a return to consciousness for those used to leveraging their writing skills to serve their clients’ interests.
Writers and translators rely on proficiency of language to craft high impact texts. They also use their senses and their instinct, just as painters and musicians do to give life to colors and notes. With experience, techniques learned and practiced merge with creative intuition, words flowing together in an artful dance as if graced with a life of their own.
Conscious choreography
Working in a group spurs conscious engagement.
Why did we choose a word rather than another? What awkwardness in this turn of phrase tickled your pen to change it? What effect do you think this change has on the balance of the text or on the message it is to carry? What solutions did colleagues find to transform gibberish into music?
Chris asked me whether I’d found the course useful.
The answer is a resounding yes, for several reasons. It spurred a return to the consciousness of doing, and the satisfaction and enrichment this brings. Watching how colleagues approach a text and hearing the solutions proposed can boost your own creativity. And developing relationships with others who work in similar areas broadens opportunities, as a team, to take on complex projects for demanding clients.
And I learned that, in UK English, an m-dash is an n-dash and it takes a space before and after it.
So, when is Style II coming to town?
Posted 4 weeks, 1 day ago. 2 comments
L’e-réputation. Un des termes les plus à la mode en ce moment, et un sujet somme toute complexe. D’ailleurs, j’en ai déjà parlé sur ce blog dans un long billet en anglais à l’automne dernier.
Enfonçons le clou : j’ai adoré le proverbe proposé par Frédéric Bascunana sur le blog de Joël Chaudy :
L’e-Réputation est aux entreprises ce qu’un lumbago peut représenter pour une danseuse étoile la veille d’un ballet.
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Posted 1 month, 1 week ago. 6 comments
Acheteurs de traductions, méfiez-vous des annonces alléchantes.
Babylon lance un service de traduction humaine et la lecture de leur FAQ est édifiante. Vous me pardonnerez de ne pas inclure le lien hypertexte, mais je ne vais pas leur faire une fleur.
Le système qui permet la réalisation de ce service est une mise au point innovante de Babylon : mettre en contact des traducteurs professionnels aussi bien que des amateurs et ceux qui ont besoin de services de traduction et gérer la communication et l’échange d’informations entre eux en prenant en compte le décalage horaire, l’urgence de la tache et le tarif le moins cher.
Source : Mobifrance
La lecture attentive de leur FAQ (disponible qu’en anglais) fait ressortir un certain nombre de points inquiétants, tant pour le donneur d’ordre que pour le prestataire. Quelques exemples suffisent :
- Babylon applique un coefficient multiplicateur entre 70 et 100%, suivant le crédit de mots achetés.
Le client est facturé entre 0,16 cents US (soit 0,1139 centimes d’euro au taux de change du jour) et 0,136 cents US (soit 0,096 centimes d’euro) et le traducteur (professionnel ou amateur, traduction spécialisée ou non, pour information ou publication – peu importe!) est payé 0,08 cents US (soit 0,059 centimes d’euro)
Babylone apporte-t-il une valeur ajoutée à la traduction ? Non. La marge, c’est du beurre, récompense de la mise en relation.
- Babylon règle les honoraires des traducteurs par Paypal ou Moneybookers.
Les frais associés sont à la charge des traducteurs. Faites le calcul…
- La responsabilité pour la perte éventuelle de données incombe entièrement au traducteur.
Dois-je vous dresser la liste de tous les risques informatiques possibles et des difficultés, dans de telles relations tripartites purement virtuelles, de redresser le tir ?
- Ni la FAQ ni les conditions générales ne font référence à la TVA ou tout autre impôt ou taxe.
En effet, c’est très ennuyeux d’avoir à se préoccuper de questions fiscales.
Un traducteur humain professionnel travaillant légalement ne s’y risquerait pas !
Il n’est pas étonnant alors que l’article 6.1 des conditions générales précise, et je cite par copié-collé, majuscules et fautes de grammaire incluses :
NEITHER BABYLON NOR THE HUMAN TRANSLATORS ASSUMES NO LIABILITY OR RESPONSIBILITY FOR ERRORS, OMISSIONS OR AMBIGUITIES IN THE TRANSLATED TEXT.
Autrement dit, chers clients, et en bon français, si la traduction est une daube truffée d’erreurs, c’est pour votre pomme.
L’offre a-t-elle toujours l’air aussi alléchante ?
Posted 1 month, 1 week ago. 2 comments
J’annonce la couleur : habituellement, les tests gratuits et moi, ça fait mille, ce n’est pas la meilleure utilisation de mon temps.
Mais….de temps en temps… le projet annoncé titille…. surtout quand cela touche à du rédactionnel créatif qui nécessite des connaissances interculturelles solides pour choisir les valeurs de la culture cible capables de vendre le produit tout en restant fidèle aux valeurs (étrangères) de la marque.
A ce sujet, je vous conseille, inter alia, l’excellent livre de Marieke de Mooij’s
Global Marketing & Advertising: Understanding Cultural Paradoxes”.
J’ai été contactée pour un projet de longue haleine d’adaptation marketing et publicitaire fort intéressant.
Plutôt que de répondre par écrit au courriel qui me fut envoyé, j’ai pris mon téléphone pour en savoir plus. Conversation sympathique, professionnelle, intéressante… Où l’ultime sujet fut : « on exige un test ». Gratuit, bien sûr.
Pause.
J’explique ma position (un plombier accepterait-il de réparer mon robinet qui fuit à l’oeil pour me démontrer ses aptitudes ? Un avocat rédigerait-il un court avenant à mon testament pour illustrer ses compétences ?) et propose à mon interlocuteur de m’envoyer le test, j’aviserai. Continue Reading…
Posted 1 month, 3 weeks ago. 24 comments
As I browse through various translation industry fora and blogs, I notice many posts that recommend increasing one’s rates with ringing in the New Year to adjust for inflation.
Don’t get me wrong, I am strongly in favor of independent professionals charging professional rates commensurate with the level and quality of service rendered to clients.
The New Year “cost of living adjustment” rate increase reflex is perplexing for several reasons:
1. It’s predictable and, as Simon Turner underscored in his presentation at the SFT’s Journée mondiale de la traduction in December 2009, it is counter-intuitive from a marketing standpoint. Building client loyalty is even more important than getting a rate increase from January 1. It’s a smarter move to announce a rate increase, but tell your clients that ,*for them*, it will only be applicable say from June 1. He has a few other tactics up his sleeve that make this (small) discount pay off even more. Continue Reading…
Posted 1 month, 4 weeks ago. Add a comment
Vous avez bien réveilloné ? Le premier café de l’année commence à faire son effet ? Alors allez jeter un oeil sur Le bêtisier des traductions françaises – réveil dans le fou rire assuré.
L’occasion aussi pour les acheteurs de traduction de prendre de bonnes résolutions pour 2010 (les traductions lamentables font rire, mais ne rehaussent pas l’image de marque des entreprises…) et pour les traducteurs professionnels de prendre leur courage à deux mains et de redoubler d’efforts de pédagogie client.
Posted 2 months, 1 week ago. Add a comment
L’exigence dominante de ne traduire que vers sa langue maternelle implique que la maîtrise de la cible prime.
Naturellement, il est préférable de nuancer l’affirmation : aujourd’hui, encore, une série d’échanges avec un prospect souligne l’attention insuffisante portée parfois à la terminologie spécialisée (en l’occurrence, juridique) du texte source, qui n’a pas forcément sa contrepartie en langue cible.
L’enjeu du document concernait une structure fiscale qui n’existe pas en droit américain, or la traduction du document s’adressait à l’administration fiscale américaine. Des recherches initiales sur Internet donnaient une description générale des attributs de ce type de structure, mais sans me satisfaire suffisamment pour m’engager dans cette traduction (autrement relativement limpide) et me porter garante du rendu. Les praticiens experts qui auraient pu éclairer ma lanterne sur ce point précis étaient partis pour les fêtes de fin d’année.
Que faire ? Accepter le projet, sachant qu’un léger doute me tarauderait ou bien le refuser simplement à cause de la possibilité qu’un léger flou juridique pourrait être en filigrane de ma copie ?
Conscience professionnelle oblige, surtout vu les enjeux (on ne rigole pas avec le fisc américain!), j’ai refusé le projet, expliquant mon raisonnement au prospect (une petite agence en Europe) et lui conseillant d’impliquer un juriste du pays de la langue source dans le projet.
Sans surprise (mais cela me surprend toujours), le prospect persista à penser qu’un traducteur anglophone ferait l’affaire, m’envoyant en prime (”car cela pourrait [me] servir un jour”) les mêmes sources Internet que j’avais déjà évoquées comme exemples de recherches suffisantes pour effectuer le travail !
Maîtriser la langue et le droit du pays cible est une condition nécessaire, mais insuffisante. La maîtrise du droit du pays source est incontournable pour effectuer une traduction irréprochable.
Posted 2 months, 1 week ago. Add a comment
The next time you come across a translated volume of uneven quality and discordant voices, the source of the problem way well be the end client, not the various players who worked on the publication.
The client is not always right. Sometimes the end client commits translation roadkill by:
1. Starting work on a bilingual publication without putting its translation team in place.
2. Contacting its translation team with a stated volume and deadline, but with only half the texts written and no clear date when the rest of the files will be available.
3. Shortening the deadline by half once the translation is already under way (and the rest of the source texts still unavailable).
4. Scurrying about to find extra translators to handle the volume in the reduced amount of time.
5. Allowing no time for review and harmonization of all the texts translated by a slew of last-minute recruits.
This is just what happened to a wonderful corporate book on which a respected colleague had asked me to work with him. We are finishing the sections we had started and calling it quits.
We work hard and long for projects we can be proud of. We won’t even consider whipping through an entire book in under a week. “We don’t do MT”.
Disappointing? Of course. But the big looser is the end client. They’ve tossed a nice chunk of change right out the window and won’t have much to show for it.
Savvy clients invest. They do the exact opposite of each point above because they want their corporate books to shine in all languages.